Je parcours des magazines des filles pendant mes quelques minutes de répit, quand je ne cours pas à la fac ou au conservatoire. Qu'est-ce que ça dit ? Comment penser comme une belle...Bilan : on n'est pas forcément moche si on a des boutons, si on a un gros nez, si on est court sur pattes, si on est pauvre et qu'on ne peut s'offrir du Dior, si on a les cheveux à tendance gras, etc. Cool, "tout le monde il est beau", comme disait Zazie.
Entre deux trajets express, je vois cette fille dont l'agencement choisi des couleurs, des motifs, de ses habits, me laisse perplexe. Je me demande "comment a-t-elle pu trouver ça chouette en se regardant avant de partir de chez elle ?", sans esprit critique aucun, bien sûr. Et là, une révélation : mais oui ! elle aussi elle a lu l'article fabuleux !
Tristes occupations, je sais. Il faut bien se divertir comme on peut quand on croule sous le travail de fac, les heures de violon, le baby-sitting imminent et les saisons d'x-files à enfiler. Parce qu'il faut quand même préciser qu'après calculs j'ai marché 1h20 aujourd'hui en tout. Mais on ne m'avait pas dit que c'était au moins 30 mn d'à filé, et pas par morceaux. Les pieds en compote, et pour rien. Zut. Tant pis, je ne garderai pas la ligne.
Grosse et grasse, j'irai me réfugier dans mes livres de Kafka, parce que lui ne me voit pas, ne me juge pas et me rend heureuse quand même. Bravo le mec.
Il faudra maintenant attendre jeudi avant de pouvoir passer une journée agréable avec après-m shopping, soirée théâtre et nuit "cheveux très court et barbe de trois jours". Il me tarde, il me tarde, que ça vienne vite siou plaît.
En attendant, je bave devant mon calendrier qui me dit que bientôt nous serons en vacances. Je crache sur mes partoches de Vivaldi, Mozart et Berlioz que je ne saurai que trop bien ranger dans un placard quand le temps sera venu.
Et je meurs.